CETA : une nouvelle étude indépendante américaine prévoit la destruction de 45 000 emplois en France, 200 000 en Europe

Strasbourg le 15 septembre 2017

 

Une étude publiée ce matin par l’Université de Tufts aux États-Unis évalue les conséquences économiques et sociales de la mise en oeuvre de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA).

L’étude montre que le CETA aura pour conséquence :

– d’ici 2023 la perte de 230 000 emplois au Canada et dans l’UE dont 200 000 dans l’UE et 45 000 pour la France ;

– un détournement du commerce intra-européen vers le Canada ;

– une baisse de la part des revenus du travail en raison d’une pression accrue via le CETA sur les entreprises et les salariés ;

– une réduction des salaires ;

– une perte de revenus pour les États et la réduction du champ d’action des politiques publiques ;

– une hausse des déficits publics ;

– une baisse de la croissance en Europe et en particulier en France (-0.65%) et en Italie.

 

Pour Yannick Jadot, député européen vice -président de la Commission du Commerce international : « Loin des discours trompeurs du Président de la Commission encore hier devant le Parlement ou du gouvernement français sur les bénéfices extraordinaires attendus du CETA, la réalité est tout autre : cet accord de libre-échange est destructeur d’emplois, en plus de remettre profondément en cause notre capacité démocratique à protéger les salariés, les consommateurs, l’environnement, la santé, l’élevage, les AOC/AOP, l’alimentation et les services publics. Le Président de la République et le Ministre du Commerce qui se rendent ces prochains à Bratislava ne doivent pas simplement demander l’arrêt des négociations du TAFTA, mais aussi refuser de signer le CETA. »

 

Le texte complet de l’étude est disponible ici : http://www.ase.tufts.edu/gdae/policy_research/ceta_simulations.html