Halte à la répression contre les mouvements LGBT en Égypte : l’Union européenne doit agir !

L’homosexualité n’est pas reconnue comme un crime en Égypte pourtant les autorités du pays mènent actuellement une campagne visant à lutter contre « la dépravation », stigmatisant des jeunes dont l’orientation sexuelle est jugée immorale.
 
Pour les arrêter la « police du vice » utilise des techniques subversives, recourant notamment aux réseaux sociaux pour les piéger, et ensuite les torturer sexuellement avant que la justice les condamne à de lourdes peines de prison.
 
Il est inacceptable que des dizaines de jeunes Égyptiens soient exposés à la violence, aux agressions et aux abus en détention, aux poursuites et aux longues peines d’emprisonnement, à la diffamation publique et au discours haineux. Cette campagne de stigmatisation violente s’inscrit dans le contexte d’une répression en cours contre les mouvements défendant les des droits humains en Égypte, mais aussi contre la liberté de la presse, dans le but de faire taire les seules voix indépendantes qui pourraient défendre les opprimés.
 
Puisque personne ne peut s’exprimer librement en leur nom dans leur pays, nous interpellons par courrier la Haute-Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ainsi que le Chef de la délégation de l’Union européenne en République arabe d’Égypte, afin qu’ils appellent les autorités à la raison et agissent en faveur des victimes de cette campagne inhumaine.
 

 
Enfin, s’il y a un an, le Parlement avait adopté une résolution condamnant clairement la situation catastrophique des droits humains sur place, notre assemblée était à nouveau invitée à débattre de la situation en Égypte cette semaine. La Commission européenne présentait mardi 3 octobre devant notre assemblée, les priorités futures du partenariat UE-Égypte. Et il est regrettable de voir que les intérêts économiques ont clairement la priorité, à entendre les élus conservateurs et libéraux. En témoigne par exemple le fait que seuls les écologistes ont rappelé que de nombreux États européens exportaient des armes vers l’Égypte, contrairement à la décision du Conseil des affaires étrangères de l’UE d’août 2013.  Nous rappelons que cet accord de partenariat oblige l’UE et l’Égypte à respecter et à promouvoir les droits humains en accord avec les normes internationales.
 

> Retrouvez cet article sur le site d'Europe Ecologie au Parlement Européen

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