Pêche électrique : les États membres auront-ils le courage d’y mettre un terme ?

Michèle RIVASI et Yannick JADOT déclarent :

« Cette décision de préférer une interdiction de la pêche électrique à des quotas d’autorisation ou de recherche est bien sur une bonne chose, mais l’échéance annoncée de 2022 reste un compromis dangereux et inacceptable. Dangereux en permettant aux lobbys de la pêche électrique d’avoir du temps pour négocier une autorisation. Inacceptable car tout délai ou report participe en réalité de la catastrophe écologique et sociale que cause la pêche électrique. C’est une catastrophe pour les poissons et la vie marine déjà gravement détruite par ces pratiques abusives frauduleuses. C’est une catastrophe pour les pêcheurs artisans des Hauts de France, d’Ecosse et de Belgique principalement, qui dénoncent l’emprise de cette pêche industrielle intensive et non-durable. C’est une catastrophe démocratique puisque le Conseil fait le choix de tolérer une pêche illégale frauduleuse, dénoncée par le Parlement Européen et contraire aux intérêts du plus grand nombre et de l’UE…

Il faut une interdiction immédiate de cette pêche contre-nature. Nous demandons également le remboursement des aides européennes indûment perçues par la filière de la pêche électrique aux Pays-Bas, et espérons que de sévères amendes viendront mettre un terme à l’impunité complice dont bénéficient les lobbys de la pêche électrique. »

En savoir plus :
La Commission européenne reconnaît enfin l’illégalité de la pêche électrique, un article à consulter sur le site de l’ONG Bloom.

> Retrouvez cet article sur le site d'Europe Ecologie au Parlement Européen

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