Politique étrangère et Budget de l’UE : carton rouge pour la Commission européenne

Eva JOLY commente :

« Nous verrions évidement d’un bon œil une simplification intelligente du nombre d’instruments financiers de politique étrangère. Mais l’opération de la Commission européenne vise à flexibiliser au maximum un budget de 17,5 milliards d’euros pour agir à sa guise.

Certes, le budget de l’UE doit être en mesure de répondre rapidement aux crises émergentes. Mais nous craignons que la Commission ne multiplie le nombre de fonds destinés à son obsession majeure : la gestion des migrations et des frontières. Cette flexibilité ne doit pas être l’occasion d’injecter de l’argent supplémentaire pour l’Europe forteresse sans contrôle parlementaire.

La diminution brutale des dépenses et de la portée des propositions de la Commission s’agissant de la réponse civile de crise, de la prévention des conflits, de la sécurité et de la consolidation de la paix est une autre source d’inquiétude : l’instrument de paix et de sécurité de l’UE disparaîtrait entièrement ; la prévention et la médiation seraient désormais sous la même ligne budgétaire que le renforcement des capacités militaires ; pire, rien ne nous assure que l’argent continuera de contribuer à la politique de développement visant à l’éradication de la pauvreté et à la prévention des conflits.

La Commission doit profondément reconsidérer ses projets. Les écologistes continueront d’œuvrer pour que les droits humains, le développement et la prévention civile des conflits restent des priorités de l’UE, avec leurs propres budgets et instruments politiques. »

La contre-proposition du groupe des Verts / ALE à l’instrument extérieur « unique » pour le cadre financier pluriannuel post-2020 (CFP) est consultable en ligne.

> Retrouvez cet article sur le site d'Europe Ecologie au Parlement Européen

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