Quelques dossiers de la commission parlementaire en charge des questions énergétiques

agriculture_intensiveJe me suis investi sur deux autres dossiers dans le cadre de la commission parlementaire « Energie, Industrie, Recherche » ces dernières semaines.

Il s’agissait d’y défendre le point de vue du groupe des Verts sur deux sujets : l’adaptation au changement climatique et le rôle de l’agriculture dans la lutte contre le changement climatique. J’ai pu déposer de nombreux amendements pour faire évoluer l’opinion de cette commission sur ces deux dossiers. Ces amendements seront votés en mars.

Sur le premier dossier, les amendements visaient à rappeler les montants financiers que l’Europe s’est d’ores et déjà engagée à utiliser (notamment à Copenhague), pour aider les pays européens mais aussi ceux en développement à faire face à la crise climatique. Il ne faut pas que ces engagements tombent dans l’oubli ! Leur objectif était aussi de garantir que l’évolution du climat soit prise en compte dans les permis de construction délivrés et les études d’impact environnemental, et de s’assurer de la capacité de nos systèmes énergétiques à résister aux changements climatiques. Que fera la France le jour où elle devra arrêter ses réacteurs nucléaires car il n’y aura plus assez d’eau dans les fleuves pour les refroidir ? Nous avons également demandé que les pays européens réalisent des plans nationaux d’adaptation, mettant en avant les risques climatiques et leur stratégie pour y faire face.

Sur la question de l’agriculture et du changement climatique, nous avons combattu par nos amendements, les agrocarburants de première génération comme solution à la crise climatique, et défendu une agriculture moins consommatrice d’intrants ( = engrais, (différents produits apportés aux terres et aux cultures) issus de produits pétroliers.

Nous avons aussi élargi le débat à celui de l’industrie agro-alimentaire, consommatrice d’énergie non seulement pour ses procédés industriels mais aussi pour l’ensemble du transport qu’elle induit, aussi bien pour ses matières premières que pour ses produits finaux. Est-ce bien raisonnable de faire faire le tour du monde à un yaourt ainsi qu’aux fruits qui sont utilisés pour le fabriquer ?