Slovaquie : protégeons l’État de droit et les journalistes

Déclaration d’Eva JOLY, Membre de la Commission Libertés civiles et ancienne juge anti-corruption, qui avait dénoncé dès juillet 2016 la corruption du gouvernement slovaque lorsque ce pays a pris la présidence de l’UE.

« Le gouvernement slovaque doit garantir une enquête approfondie et impartiale sur l’assassinat de Ján Kuciak et de Martina Kušnírová. La démission d’un ministre soupçonné de collusion avec la mafia ou un simple remaniement ministériel ne sont pas une réponse sérieuse quand la corruption et le crime organisé semblent prospérer dans les cercles les plus élevés de l’état et de l’économie.

Les intérêts financiers de l’UE sont directement concernés puisqu’il s’agirait de détournement de subventions européennes. L’Office européen de lutte contre la fraude (OLAF) doit donc enquêter sur ces abus. Cette affaire illustre surtout l’utilité du futur Parquet européen, capable de coordonner les enquêtes et de mettre plus de distance entre la justice et le politique.

Nous devons être aux côtés des milliers de Slovaques qui expriment leur ras-le-bol de la corruption et leur soif de justice. Nous devons également renforcer la protection des journalistes et des lanceurs d’alerte en Europe.

Suite à l’assassinat de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia le 16 Octobre 2017, le Groupe des Verts / ALE a lancé une initiative en faveur d’un prix pour le journalisme d’investigation. La décision est désormais entre les mains de la Conférence des présidents. »


Une résolution sera votée lors de la semaine plénière d’avril (16-19 avril 2018).

Le rapport de la délégation parlementaire qui a enquêté en Slovaquie : https://t.co/qqBVwTRvgQ


L’intervention d’Eva JOLY en plénière à l’occasion du débat sur le sujet.

> Retrouvez cet article sur le site d'Europe Ecologie au Parlement Européen

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