Véhicules électriques, le Parlement appelle à une standardisation et harmonisation des mesures

Véhicule électriqueJeudi 6 mai, le Parlement européen a adopté sa position sur la question des véhicules électriques. Au-delà des demandes de standardisation des véhicules au niveau européen et d’harmonisation des mesures prises par les pays européens pour favoriser ces véhicules, je retiens 4 points essentiels.

– La question des véhicules électriques ne se limite pas aux voitures électriques. Pour assurer, à terme, sa dépendance au pétrole, le système de transport européen devra fortement compter sur les trains, les tramways, les bus ou encore les vélos électriques. En effet, non seulement l’avenir de la voiture électrique est encore incertain, mais ces voitures ne répondent pas à d’autres défis : accidents, coût des infrastructures routières ou leur forte empreinte sur notre environnement. Il faut donc parler plus généralement de « mobilité électrique ».

– Le recours à l’électricité dans le domaine des transports ne pourra se faire que si la production d’électricité en Europe est massivement redirigée vers les énergies renouvelables.

– S’il est nécessaire de soutenir la recherche et le développement des véhicules électriques, l’Europe ne doit pas jeter l’argent par les fenêtres. Ainsi, les aides financières aux constructeurs automobiles doivent être conditionnées à la réalisation d’objectifs technologiques et environnementaux, mais aussi à l’anticipation des transformations sociales. Ces entreprises doivent prendre en charge, par exemple, la formation de leurs salariés aux nouvelles technologies.

– Enfin, même si la voiture électrique peut jouer à long terme un rôle significatif, les années qui viennent seront indubitablement encore dominées par les moteurs thermiques. La voiture électrique ne peut donc servir d’excuse aux constructeurs : ils doivent fortement améliorer la performance énergétique des voitures traditionnelles. Pour s’en assurer, les normes européennes devront, dans les prochaines années, être renforcées. Nous ne pouvons nous contenter des objectifs fixés en 2008, qui avaient été affaiblis par le lobby des constructeurs automobiles et par l’Allemagne, avec la bénédiction de la France alors président de l’Union européenne.

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